Le canal d’amenée Seine en plein travaux

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04/10/2018 Travaux Partager
Le canal d’amenée Seine en plein travaux

Depuis le début de l'été 2018, des travaux d'envergure sont réalisés sur le canal d'amenée Seine.

Le lac-réservoir Seine est alimenté directement par l’eau de la Seine, dérivée au niveau de la prise d’eau de Courtenot et qui chemine, via un canal de près de 12 km de longueur, jusqu’à l’entrée du lac, à Mesnil-Saint-Père.

Des premiers travaux entre 2011 et 2016

Suite à des dégradations depuis sa construction dans les années 60, ce canal d’amenée a déjà fait l’objet de très gros travaux de réhabilitation entre 2011 et 2016, pour un montant total de 33,3 millions d’euros. Les débits pouvant transiter dans cet ouvrage, conçu initialement pour une capacité d’entonnement de 200 m3/s avaient été limités par sécurité à 80 m3/s et ont ainsi pu repasser, dès les travaux achevés, à 180 m3/s, ce qui a permis de gérer avec efficacité la forte crue de janvier 2018.

Une dernière intervention nécessaire

Pour retrouver la pleine capacité initiale de cet ouvrage, il restait à intervenir sur son tronçon situé en amont de la partie en tunnel.

Dans ce secteur, le canal, qui se présente sous la forme d’une tranchée bétonnée creusée en déblais, avait dû être renforcé, à la fin des années 1970, par des butons constitués de poutres en béton armé disposés à intervalles réguliers pour maintenir stables les murs-bajoyers de part et d’autre du canal. Or, ces butons réduisent la capacité hydraulique du canal, comme cela a pu être observé en direct lors de la crue de janvier 2018.

Un très gros chantier a donc été lancé et est en cours de réalisation depuis le début de l'été 2018. Il vise principalement à supprimer ces butons en les remplaçant par des tirants d’ancrages, afin de retrouver enfin la capacité initiale du canal. Il a aussi pour objectif de mieux gérer les eaux de ruissellement issus des versants et notamment du déversement du Ru du Val qui passe en surplomb, pour éviter que ces écoulements, en cas d’orage intense, ne viennent fragiliser l’ouvrage en contrebas. Il consiste enfin à mettre en place un ouvrage de fermeture amovible (batardeau) à l’entrée amont du tunnel, afin de protéger le lac-réservoir en cas de crue totalement exceptionnelle.

Ces travaux, dont le montant prévisionnel s’élève à 3,7 millions d’euros, ont été répartis selon 4 lots complémentaires et sont conduits par plusieurs entreprises qui interviennent simultanément. Des conditions de coordination particulièrement rigoureuses sont nécessaires pour ces travaux très techniques et complexes, à réaliser dans un environnement relativement exigu et difficile d’accès.

Les pompiers du GRIMP (Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieux périlleux) ont d’ailleurs profité de ce chantier hors-normes pour effectuer, le 4 septembre 2018, un exercice de sauvetage sur site. Espérons néanmoins que le chantier, qui jusqu’à présent se déroule selon le calendrier prévisionnel et sans incident majeur, n’ait pas à solliciter leur intervention en conditions réelles…

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