Le programme global d’aménagement

Le projet global d’aménagement

Objectifs du projet

Dans une perspective de développement durable, le projet d’aménagement de la Bassée poursuit deux objectifs :

  • hydraulique et socio-économique : diminuer le niveau de la Seine depuis Montereau-Fault-Yonne jusqu’à la confluence Seine-Oise en cas de grande crue afin de limiter les coûts des dommages liés aux inondations en Ile-de-France
  • environnemental : contribution à la valorisation écologique d’une zone humide exceptionnelle qui s’est dégradée au cours des dernières années.
Schéma de fonctionnement de l'ouvrage

 

Le projet global d’aménagement de la Bassée

Consistant à aménager des espaces endigués en lit majeur du fleuve entre l’aval de Bray-sur-Seine et la commune de Marolles-sur-Seine ainsi qu’à opérer un stockage par pompage des eaux de Seine, le projet complet d’aménagement de la Bassée comprendrait 10 espaces endigués. Ces derniers seraient formés par environ 58 km de talus-digues de faible hauteur, qui délimiteraient 2 300 hectares d’aire de stockage entre Bray-sur-Seine et Marolles-sur-Seine. Ces espaces, d’un volume maximal de stockage de l’ordre de 55 Millions de m3, seraient remplis dans la Seine au moment du passage d’une pointe de crue provoquée par l’Yonne à Montereau-Fault-Yonne.

Principe de gestion de l'ouvrage

Ce projet permet une baisse supplémentaire de la ligne d’eau de 20 à 60 cm suivant les crues et les lieux. Couplés à l’action des quatre lacs-réservoirs de Seine Grands Lacs, ils permettraient de maintenir la Seine sous le niveau d’apparition des principaux dommages. Le gain apporté par l’aménagement par rapport à l’état actuel de protection, avec les quatre lacs-réservoirs existants, est estimé à 1,6 milliards d’euros pour une crue type 1910 et à 500 millions pour une crue type 1955. Au total, le montant moyen annualisé des dommages évités par l’aménagement serait de l’ordre de 70 millions d’euros.

Ce projet global intègre des actions de valorisation écologique de la zone humide remarquable mais dégradée de la Bassée aval. L’objectif de valorisation écologique prévoyait, en particulier, des inondations écologiques sur les secteurs identifiés comme écologiquement remarquables avec des mises en eau prévues sur quelques dizaines de centimètres pour des durées de 15 jours à 2 mois.

Les mesures de restauration écologique projetées permettraient :

  • la mise en place de formations prairiales sèches ou mésophiles sur une partie du linéaire de digues afin de reconstituer des habitats de pelouse sèches présents sur les montilles de la Bassée,
  • l’entretien et la gestion des noues,
  • les reconnexions latérales pour le frai du brochet, la création de mares pour les amphibiens,
  • la remise en prairies de terres cultivées en accord avec les exploitants,
  • des aménagements forestiers favorables aux habitats et espèces (régénération, éclaircie…).

 

Les principes de fonctionnement

Les études, portant sur les crues du XXe siècle, ont démontré que l’ouvrage serait utilisé en moyenne tous les cinq à dix ans. Ces crues correspondent aux premiers débordements dommageables pour la région Ile-de-France, en particulier en grande couronne.
La gestion de l’ouvrage consiste à prélever par pompage et retenir les eaux de la Seine (en amont de sa confluence avec l’Yonne) au moment optimal, correspondant en général au passage de la pointe de crue de l’Yonne, afin d’écrêter la somme des débits de l’Yonne et de la Seine qui se rejoignent à la confluence à Montereau-Fault-Yonne. En réduisant ainsi la pointe de crue, il permettra de diminuer de façon significative le risque inondation pour la région Île-de-France. Cette gestion est basée sur un modèle de prévision des crues à l’aval de la confluence Seine-Yonne.