Le site pilote

Les enjeux

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Le site pilote

Le site pilote est composé en majorité de plans d’eau (anciennes gravières) (192 ha), de milieux naturels (87 ha), de bois (75 ha). Les espaces agricoles représentent une superficie plus réduite (13 ha).

Périmètres de protection et d’inventaire

Comme pour la Bassée aval, le site pilote est inclus en Zone de Protection Spéciale (ZPS). Il s’agit du site Natura 2000 « Bassée et plaines adjacentes ». Cette ZPS accueille 17 espèces d’oiseaux nicheurs d'intérêt européen dont le Blongios nain, la Bondrée apivore (photo), le Busard des roseaux, le Busard Saint-Martin, le Busard cendré, l’Oedicnème criard, le Pic noir, la Mouette mélanocéphale et la Sterne pierregarin (photo).
En outre, en complément de la présence de la ZNIEFF de type II « Vallée de Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine », le site pilote est concerné par une ZNIEFF de type I « Plan d’eau de Chancelard ». Il s’agit d’un plan d’eau ancien issu de l’extraction de matériaux alluvionnaires. Son intérêt est à la fois floristique avec la présence du Sisymbre couché, plante protégée au niveau national et faunistique par la nidification de plusieurs espèces d’oiseaux d’eau.
Un second périmètre de ZNIEFF de type I borde l’emprise sud-est du site pilote. Il s’agit du « Plan d’eau de la ferme de Roselle ». Cet espace de près de 80 hectares occupé pour parti par un plan d’eau (ancienne gravière) abrite plusieurs espèces d’oiseaux d’intérêt patrimonial (Blongios nain, Pie-grièche écorcheur…).


La rainette verte, la Leuccorhine à large queue, le lézard des souches

Enjeux

Les principaux enjeux liés concernent les habitats humides les mieux conservés (magnocariciae, aulnaie marécageuse, mare de « Chancelard ») ainsi que dans une moindre mesure les plans d’eau, cours d’eau, et boisements les mieux conservés.
Décelées dans le cadre des investigations écologique, la Rousserole turdoïde, le Blongios nain, le muscardin, la rainette verte, le triton crêté, lézard des souches, la Leuccorhine à large queue, la Cordulie à corps fin ou l’Azuré de la coronille, le Brochet présentent des enjeux assez fort à fort pour la Bassée.
La présence de ces espèces dans des effectifs variables témoigne de l’intérêt écologique de la Bassée mais aussi de sa banalisation. A titre d’exemple, la laiche jaunâtre n’a pas été revue en 2016.

Les activités humaines

De nombreux usages existent au sein de l’emprise du site pilote. Il est notamment recensé 2 étangs de chasse, 2 étangs à de pêche commerciale, un bois en sylviculture, une vingtaine d’étang de loisirs et une entreprise de transport fluvial/port de plaisance.

 

Les sites potentiels de valorisation écologique

Les sites potentiels de valorisation écologiques sont composés en majorités de milieux naturels, de bois, d’espaces agricoles et de peu d’étangs de loisirs.

 

Périmètres de protection et d’inventaire

De la même façon, les sites potentiels de valorisation écologique, sont inclus au sein de la Zone de Protection Spéciale (ZPS) « Bassée et plaines adjacentes ».

De plus, une partie de la Bassée francilienne a été désigné en Zone Spéciale de Conservation (ZSC) dénommé « La Bassée ». Ce site Natura 2000 s’étend sur 1 404 hectares et regroupe un ensemble d’habitats et d’habitats d’espèces d’intérêt communautaire répartis sur l’ensemble de la Bassée francilienne de Villiers-sur-Seine jusqu’à Montereau-Fault-Yonne. Le site « le boisement à l’ouest du lieu-dit « la Picharde » » se situe à proximité d’un site potentiel de valorisation écologique.

En outre, en complément de la présence de la ZNIEFF de type II « Vallée de Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine », d’autres ZNIEFF de type I sont incluses dans les périmètres des sites potentiels de valorisation écologique. Il s’agit, notamment :

  • des « Noue et bras morts de la Belle-Epine », présentant des intérêts phytoécologique et entomologique,
  • de la « Rivière Auxence de Châtenay-sur-Seine à la confluence ». Cette rivière se caractérise notamment par sa sinuosité influant directement sur les faciès d’écoulement et ses ripisylves âgées. Ces éléments sont particulièrement favorables au développement d’une entomofaune et d’une flore adaptées,
  • du « Marais du Grand Champ et Bois du Chapitre ». Cet espace revêt un intérêt floristique avec la présence notamment du Grand boucage et du Potamot coloré.
Carte : Périmètres de protection

 

Enjeux

D’une manière générale, les habitats présentant les enjeux les plus importants correspondent aux boisements alluviaux anciens, aux formations humides (roselières, magnocaricaies…) notamment quand elles sont associées à des bras morts naturels, aux rivières (Auxence) et noues fonctionnelles, aux marres relictuelles quand elles ne sont pas trop envahies par la végétation ligneuse.
La Vigne sauvage, la Violette élévée, la Laîche jaunâtre, le Pic épeichette, le Muscardin, la Cordulie à corps fin, le Lézard des souches ou le Brochet recensés sur ces sites présentent des enjeux Assez fort à Fort pour la Bassée.
Les actions de valorisation envisagées contribueront au maintien de ces habitats d’intérêt.

La Vigne sauvage, la Cordulie à corps fin

Les activités humaines

Les sites potentiels de valorisation écologiques sont plus naturels. Il y a en effet peu d’activité de loisirs et aucune activité d’extraction de granulat. Toutefois, la sylviculture (peupleraie, …) et l’agriculture sont deux activités économiques recensées.